Revues de presse

Corinne Hershkovitch, une avocate engagée pour la restitution d’œuvres d’art
Article paru dans Le Monde le 17 février 2020

L’affaire Gimpel

Depuis 2013, les petits-enfants du marchand et collectionneur René Gimpel réclamaient à l’Etat la restitution de 3 œuvres de André Derain exposées pour deux d’entre elles au musée de Troyes et la troisième au musée Cantini de Marseille. Ces œuvres avaient fait l’objet de ventes forcées pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que René Gimpel était déchu de sa nationalité par les lois anti-juives de Vichy qui lui interdisaient notamment d’exercer son métier et même de détenir un compte en banque. Après une première décision défavorable à la famille suite à l’audience du Tribunal de grande instance de Paris, en avril 2019, l’Arrêt de la cour d’Appel de Paris, du 30 septembre 2020 a ordonné la restitution des trois tableaux aux ayants droit Gimpel.

Décision de restituer trois tableaux
Communiqué de presse du Ministère de la culture – le 01/10/2020

Spoliations/restitutions : repenser l’ordre du monde ?
France Culture – le 04/09/2019

Le combat de la famille d’un collectionneur juif spolié pendant la guerre
Slate – le 11/09/2019

Les héritiers d’un galeriste juif spolié attaquent l’État pour récupérer des toiles de Derain
Le Figaro – le 25/06/2019

Tableaux spoliés par les nazis : Claire Gimpel demande à l’État de lui rendre ses Derain
Le Parisien – le 15/04/2019

France’s ‘delay tactics’ are keeping my grandfather’s art away from my family
The JC – le 25/04/2019

L’affaire Dorville

Le 28 juillet 1941 à Cubjac en Dordogne, Armand Dorville, avocat et collectionneur, s’éteint dans son château où il s’était réfugié avec sa collection de 450 œuvres d’art. À cause des lois antisémites de Vichy, ses héritiers à l’époque, son frère Charles, ses sœurs Valentine et Jeanne, ne pouvaient réclamer l’héritage. Les œuvres ont alors été dispersées, du 24 au 27 juin 1942, à l’Hôtel Savoy Palace à Nice, attirant de nombreux marchands, galeristes et conservateurs de musées comme René Huyghe, conservateur au département des peintures au Louvre, qui y a acquis douze œuvres pour le musée. Si l’Allemagne a restitué 3 œuvres issues de cette vente aux héritiers Dorville, en janvier dernier, la France ne veut toujours pas reconnaître le caractère spoliateur de cette vente.

Spoliations juives: l’Allemagne restitue trois œuvres
Le Figaro – le 23/01/2020

L’Allemagne restitue trois œuvres aux héritiers d’Armand Dorville
La Croix – le 23/01/2020

Des tableaux spoliés sous l’occupation nazie restitués à Berlin, 13 sont encore conservés au Louvre et au musée d’Orsay
Connaissance Des Arts – le 03/02/2020

Pillées sous l’Occupation, trois œuvres rendues à des héritiers français
Le Parisien – le 22/01/2020

Dix œuvres du Louvre sont issues de la collection d’Armand Dorville, spolié sous Vichy
Le Monde – le 22/01/2020

Les 20 ans de la CIVS

Dès la Libération, une loi pose le principe de la réparation des dommages causés par les faits de guerre et aux victimes des lois antisémites. En 1995, à l’occasion des cérémonies commémorant la rafle du Vel d’hiv, le président Jacques Chirac reconnaît la responsabilité de l’État français dans la déportation et l’extermination de juifs durant la Seconde Guerre mondiale. Une mission d’étude sur la spoliation des Juifs de France, est créée, chargée : « d’étudier les conditions dans lesquelles des biens, immobiliers et mobiliers, appartenant aux juifs de France ont été confisqués ou, d’une manière générale, acquis par fraude, violence ou dol, tant par l’occupant que par les autorités de Vichy, entre 1940 et 1944. » La Commission pour l’indemnisation des victimes de spoliation pendant l’Occupation (CIVS) est instaurée par décret, le 10 septembre 1999. Elle fête, cette année, ces 20 ans d’existence.

Indemnisation des spoliations antisémites sous l’Occupation : la CIVS a 20 ans
Vie Publique – le 6/09/2019

Déclaration de M. Édouard Philippe, Premier ministre, sur la rafle du Vel d’Hiv

Plus de 70 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale et malgré la création de la CIVS, en 1999, l’état restitue encore beaucoup trop peu et beaucoup trop lentement. La France détient notamment près de 2 000 œuvres, dites MNR, qui n’ont toujours pas retrouvé leurs propriétaires. Les musées quant à eux ne remplissent pas leur mission qui consiste à vérifier la provenance des œuvres acquises entre 1933 et 1945. Le Premier ministre Edouard Philippe est conduit à mettre en place une politique plus volontariste en faveur des restitutions aux ayants droit des familles juives spoliées pendant le Seconde Guerre mondiale.

Déclaration de M. Edouard Philippe, Premier ministre, sur la rafle du Vel d’Hiv des 16 et 17 juillet 1942 et l’instruction des dossiers d’indemnisation des victimes juives de spoliations, à Paris le 22 juillet 2018.
Vie Publique – le 12/09/2018

La mission de recherche

Avec une équipe étoffée et un budget de 200 000 €, cette mission de recherche de provenance, créée en avril 2019, entend œuvrer avec plus d’efficacité en faveur de restitutions.

Une mission sur les spoliations créée au ministère de la culture
La Croix – le 7/05/2019

L’exposition le marché de l’art sous l’occupation

Le Mémorial de la Shoah a présenté une exposition inédite sur l’histoire méconnue du marché de l’art français sous l’Occupation. Révélant les dessous sombres d’un marché de l’art florissant, la commissaire scientifique Emmanuelle Polack a creusé la question des spoliations des œuvres d’art, rappelant la nécessité d’intensifier le travail de recherches portant sur les provenances. Cette exposition a rencontré un vif succès et fait découvrir une France insoupçonnée par la plupart des personnes.

Le marché de l’art sous l’Occupation : une histoire méconnue révélée au Mémorial de la Shoah
Le magazine des enchères – le 6/09/2019

Au Mémorial de la Shoah, une exposition retrace la spoliation des œuvres d’art sous l’Occupation
France 3 Paris Ile-de-France – le 19/03/2019

Exposition : quand le malheur des juifs faisait la richesse des marchands d’art
Le Monde – le 10/04/2019

« Le Marché de l’art sous l’Occupation » : une exposition essentielle
Art critique – le 13/04/2019